Depuis 1825

Deux siècles d’histoire au cœur de Lyon

Sous ses verrières, le Passage de l’Argue raconte une histoire lyonnaise faite d’orfèvres, d’architectes, d’insurrections, de spectacles et de commerces indépendants.

Entrée du Passage de l’Argue, photographiée depuis la rue de Brest à Lyon
Entrée du Passage de l’Argue — photographie ACPA
Aux origines du nom

De l’or étiré en fil à une galerie marchande

Bien avant le passage couvert, les lieux accueillaient les « ateliers de l’Argue ». L’argue était une machine utilisée pour dégrossir puis étirer les lingots d’or et d’argent destinés aux fils précieux.

En 1825, plusieurs propriétaires font démolir les constructions anciennes et confient à l’architecte lyonnais Vincent Farge la création d’une galerie moderne. Le chantier s’achève en 1828 : quatre porches néoclassiques, des devantures ordonnées et une longue verrière donnent naissance au Passage de l’Argue.

Repères

Une galerie traversée par l’histoire de la ville

1825

Le chantier commence

Vincent Farge conçoit un passage couvert inspiré des galeries parisiennes et italiennes, destiné dès l’origine au commerce et à la promenade.

1828

Le Passage ouvre ses portes

La galerie est achevée. La même année, le Café-Théâtre Seguin est inauguré : on y vient pour les danses, les pantomimes et les spectacles.

1834

Au cœur de l’insurrection

Pendant la seconde révolte des canuts, des insurgés se réfugient dans le Passage. Les troupes doivent employer deux pièces de canon chargées à mitraille pour reprendre les lieux.

1836

Une adresse gourmande

Le restaurant Caillot devient un rendez-vous réputé, fréquenté notamment par les « messieurs de la Fabrique », acteurs du monde lyonnais de la soie.

1860

Théâtre et Guignol

Le Théâtre des Bouffes Lyonnaises ouvre, bientôt rejoint par des scènes de marionnettes. Le Passage et son voisin, le Petit Passage, deviennent des lieux de divertissement populaires.

Intérieur du Passage de l’Argue et ses enseignes de commerces à Lyon
Intérieur du Passage de l’Argue — photographie ACPA
Une architecture préservée

La lumière, le bois et le rythme des lanternes

Les grands porches, l’enfilade des verrières, les lanternes suspendues et l’harmonie des encadrements de bois donnent au Passage son identité. Coupé par la rue du Président-Édouard-Herriot, il conserve pourtant la continuité d’une véritable rue intérieure.

Au fil du temps, les commerces sont rénovés et éclairés sans effacer l’esprit du lieu : une galerie à échelle humaine, protégée du tumulte des grandes artères.

Regards d’archives

Le Passage à travers le temps

Gravures, cartes postales et photographies racontent la vie commerciale, les façades et les silhouettes du Passage de l’Argue au fil des générations.

Galerie de l’Argue en 1828, illustration ancienne du Journal du Commerce de Lyon
La Galerie de l’Argue en 1828.
Gravure ancienne de l’entrée du Passage de l’Argue à Lyon
Une entrée du Passage dans une gravure ancienne.
Ancienne boutique Brodier dans le Passage de l’Argue à Lyon
La boutique Brodier, mémoire du commerce lyonnais.
Carte postale ancienne du Passage de l’Argue côté place de la République à Lyon
Côté place de la République, sur une carte postale ancienne.
Commerces anciens et passants dans le Passage de l’Argue à Lyon
Le Passage, lieu de commerce et de flânerie.
Vue intérieure historique du Passage de l’Argue avec statue et visiteurs à Lyon
Une vue intérieure animée du Passage.
Un patrimoine vivant

Bien plus qu’un décor : un lieu de métiers et de rencontres

01

Des savoir-faire

Joailliers, chapeliers, couteliers, horlogers, artistes et commerçants spécialisés perpétuent une tradition de conseil et de qualité.

02

Des maisons fidèles

La Maison Chavant, ancêtre de la Coutellerie Brossard fondée en 1830, symbolise cette continuité transmise de génération en génération.

03

Une promenade lyonnaise

On y vient pour choisir un objet, retrouver une adresse, regarder les vitrines ou simplement traverser la Presqu’île à l’abri.

« Le Passage de l’Argue, c’est un lieu de vie où l’on flâne, où l’on va, où l’on revient et où l’on aime la vie. »

Deux cents ans de commerce et de convivialité